Pour faire un(e) bon(ne) randonneur(euse) :   ( * cliquez sur les liens )

La randonnée à l'aviron est avant tout un "état d'esprit", on utilise le bateau dans un autre but que la performance. On veut principalement profiter des possibilités du bateau pour découvrir des rivières, fleuves, lac ou mer, des paysages et contrées nouvelles en alliant plaisir et effort physique et en privilégiant les échanges avec d'autres pratiquants.

N'oublions pas les phases de repos et la découverte de terroirs et spécialités culinaires des pays visités en France ou hors de nos frontières.

Les rameurs(euses), ainsi que les organisateurs acceptent de se conformer à la Charte de la Randonnée *.

Pour se préparer à parcourir de nombreux kilomètres en bateaux (entre 25 et 30 par jour en moyenne) le randonneur doit avant tout travailler son endurance (voir passer son Brevet d'endurance *) mais surtout trouver des partenaires sur qui il est certain de pouvoir compter quelques soient les difficultés rencontrées...

Un bateau en randonnée doit être à l'unisson ! Il est très difficile de ramer de longues distances si l'équipage ne se complète pas parfaitement. La solution passe donc par un entraînement régulier et représentatif de la distance à parcourir (> 15km) avec un groupe de personnes qui se connaissent bien (chacun ayant ses limites, il sera alors plus simple d'évaluer ce qu'il est possible d'entreprendre ensemble sans arriver à celles-ci)

La randonnée ça use!!!

Commençons par les mains; celles-ci ne manquerons pas de souffrir du fait des frottements répétés, des conditions météo et les bassins parfois difficiles. La solution miracle n'existe pas, les gants (même ceux de cyclistes) empêchent d'avoir les bonnes sensations dans la préhention du manche de l'aviron, le talc ou la magnésie vous transforme en boulanger rapidement... le bon moyen d'éviter les ampoules est de ne pas trop serrer le manche de l'aviron.

Après les mains souvent ce sont les fesses qui se rappellent à vos bons souvenirs. La coulisse peut être recouverte d'une mousse épaisse (Sous-cul...) permettant de repousser l'échéance mais la aussi, la solution miracle n'existe pas et seulement une bonne condition physique permet de maintenir une position adéquate tout au long des km soulageant ainsi votre séant.

Comme dans tous les sports, les apports energétiques sont très importants (fruits, barres céréales) et savoir s'hydrater régulièrement vous assurera de ne pas subir le coup de barre fatal avant d'atteindre l'écluse ou le ponton final.

Les types de Randonnées:

- Sur les fleuves et rivières on trouvera parfois des écluses à passer en Ecluse-Melun-Corbeil

équipant le bateau d'un 'bout' et d'une 'gaffe' permettant  de se maintenir pendant la montée/descente du niveau d'eau.

Il faut noter qu'un ou plusieurs bateaux sécurité accompagnent le passage des écluses.

- Sur les Lacs on trouvera parfois des conditions difficiles du fait de la taille de l'étendue d'eau et du vent qui formera rapidement une houle ou un clapot gênant pour nos types d'embarcations.

- en Mer/Golfe/Océan deux options s'offrent aux rameurs;

Utiliser les Yolettes ou Canoé doubles de l'aviron de rivière en les 'pontant' (on couvre les pointes avant/arrière ainsi que les bordages d'un film plastique évitant les infiltrations de l'eau par les vagues)

Passer à la Yole de mer (bateau plastique d'un format beaucoup plus large avec portants rétractables et avec un pont auto-videur)

YoleDeMer YoleDePointe

 

- Enfin, une épreuve un peu "Hors Catégorie" entre la Randonnée et la tête de rivière (course aviron sur 6 ou 9km);

on trouve les courses du type Grand Prix du Coudray Montceaux sur 25km contre la montre. On est proche du domaine de la randonnée car cette course est reservée aux seule Yolettes et la distance demande de l'endurance. Cependant les participants doivent avoir une préparation physique spécifique, la pluspart d'entre eux s'équipent en pelles Hâches, pour essayer de descendre sous la barre fatidique des 2 heures de course.

(changement Barreur/Rameur autorisé)

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