Traversée de Paris dimanche 25 sept.

La randonnée de Paris, « c’est extraordinaire » vous diront tous ceux qui y ont participé, « il faut absolument la faire ». Jeunes brevetés des 25km que nous étions, naïfs, nous nous inscrivîmes précipitamment pour cet événement tant plébiscité par la communauté rameuse de la SNHS :
4 Yolettes sont constituées. Pauvres de nous : nous découvrons plus tard qu’en fait d’extraordinaire, c’est à 4h du matin qu’il faudra nous lever !
L’armée des brevetés, pas démoralisée pour un sou s’engage alors un peu plus dans la préparation de cet événement :
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Samedi, c’est la gestion des Yolettes : la rando a cela d’extraordinaire qu’il nous faut démonter, charger transporter toutes nos embarcations depuis Draveil jusqu’au club de l’ACCB à Sèvres. Sous la férule bienveillante d’Isabelle et David, nous apprenons tous les rudiments du transport de Yolette, découvrons l’art de sortir du club avec un attelage long de 10m, et surtout l’esprit d’initiative quand un peu déconfits nous découvrons que le camion de location ne souhaite pas indiquer ses directions à notre imposante remorque.
Mais l’adversité ne nous fait pas peur et c’est bien tard, la nuit tombée que nous finissons de préparer nos yolettes, poussés dehors par les vigiles étonnés de voir des rameurs encore sur site à cette heure avancée alors que dès potron-minet ils se doivent de ramer… C’est une vision impressionnante, un sentiment de participer à quelque chose de grand que de voir toutes ces Yolettes, impeccablement rangées, préparées et prêtes à fendre les flots le lendemain (206 embarcations pour être exact, dont une sorte de « galère romaine » où pas moins de 10 hommes d’équipage emmèneront le tout a un train d’enfer)
Dimanche : Rendez-vous est pris au club, peu avant 5h, pour un décollage collectif en direction de l’ACCB aviron. L’organisation est impeccable, on peut dire qu’ils savent recevoir nos confrères : Petit déjeuner avec godet de café ou timbale de chocolat sont servis pour « réveiller » et charger en énergie les équipages inconscients mais motivés. Le départ est à 7h, mais c’est à 6h que nous embarquons pour jouer des pelles et être aux avant-postes lors du signal départ. Ce fut un vrai moment de plaisir où certains, que nous ne citerons pas, n’hésitèrent pas à frotter les côtes de leurs collègues, à coups d’aviron afin de se faire une place dans ce véritable essaim... On pourrait croire que passer 1h à lutter contre le courant et maintenir sa place c’est un peu fou mais croyez-moi, ça se passe très bien : de toutes façons, c’est ramer, ou mourir (de froid) ;-).
7h : le top départ est donné à coups de fumigènes, hauts, sur le pont qui nous surplombe. C’est une randonnée me direz-vous, à quoi bon se presser ? La rando de Paris à cela d’extraordinaire que ce fourmillement de bateaux vous motive et vous propulse en avant. Du paysage, certes nous profitons : 33 ponts franchis, tous ces célèbres lieux que se pressent de visiter les touristes éclairés, et le soleil qui se lève sur Paris alors que vous êtes sur l’eau -> Les photos en témoigneront beaucoup mieux que ma prose.
Malgré des équipages formés tout juste pour l’occasion, la SNHS fait bonne figure. Et, j’en suis témoin lorsque défiés tantôt par une yolette teutonne, tantôt par des Suisses enhardis et désireux d’en découdre, nous ahanèrent violemment histoire de montrer que le tourisme c’était pour les autres. Nous avouerons humblement que le gavage aux raisins secs (merci Stéphane), ne fut pas étranger à notre performance. Certains d’entre nous n’hésitèrent pas à jouer dans la catégorie « élégance » quand il s’agit de changer de barreur, l’instant ayant été immortalisé par la foule ébahie.
 
ChgtBarreur
 
C’est fatigués mais ravis que le tour de Paris fut bouclé. L’armée de bénévoles aidant pour débarquer et transborder les yolettes un peu partout sur le parc fût on ne peut plus appréciable !
Déjà l’heure de tout remballer : Inutile de vous dire qu’en un week-end, la folle équipe a progressé et que nos Yolettes furent bien vites démontées et chargées, histoire de profiter tous ensemble d’un bon repas bien mérité. Ne vous y trompez pas si nous mangeons à même le sol c’est que l’événement est plébiscité certes, mais qu’il nous fallut attendre les Yolettes que nous avions prêtées à de plus modestes équipages (Nous avons tous été bons vous dis-je !).
L’année prochaine, ça sera à notre tour de dire combien cette traversée de Paris fut extraordinaire, pas pour ses paysages, mais pour l’expérience sportive et surtout humaine que nous avons vécue.
Un grand merci aux accompagnateurs / formateurs de la SNHS Isabelle et David sans qui tout ça n’aurait pas été possible !
 
voir les belles photos de cette randonnée...

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