RANDO RAID DES AINES-TRAVERSEE DE L’ESSONNE

Des plus jeunes à peine quinqua, aux plus âgés dotés d'un bon ressort, nous sommes tous convaincus que ces 25 km qui nous attendent ce dimanche 28 septembre sont un excellent prétexte pour découvrir les milieux naturels et aménagés de notre fleuve la Seine et surtout pour visiter les clubs voisins avec qui nous la partageons.
 
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Le club du Coudray jouxte la gare (les terrains sont loués par la SNCF) et un TER sur le quai stationne ; ce ne sont pas les vaches qui nous regardent mais les voyageurs, à défaut d’avoir mieux à faire .Nous sommes 7 yolettes à partir, les clubs du Coudray (rames bleu & jaune), de Corbeil (rames vertes & blanches) et de Draveil sont représentés.

Nous nous hâtons lentement vers la Seine, aidés par un chariot pour transporter notre yolette, pas de précipitation, nous avons le temps pour parcourir les 23,2 km. Ici, ce n’est pas la traversée de Paris, on n’est ni bousculé ni poussé, on va enfin pouvoir profiter du paysage verdoyant de l’Essonne.

Après un petit échauffement, nous commençons par passer l’écluse du Coudray-Montceaux, une des écluses les plus à la pointe en matière de technologie et de normes environnementales du territoire, elle est habillée de miroirs sur toute sa longueur qui renvoient nos images. C’est brillant !

Quelques 7 kilomètres plus tard, nous nous arrêtons à un grand et large ponton pour visiter le club de Corbeil. Il dispose, entre autre, d’une belle salle de gym récente, d’un bar, d’un beau hangar à bateaux, d’un tank à ramer et d’un bateau qui porte le nom de Serge Dassault . Le club accueille, comme à Draveil de nombreux scolaires et loisirs. Après un café pour se réchauffer, départ en direction d’Evry avec une traversée de Corbeil avec ses grands moulins ; Corbeil est d’ailleurs devenu très récemment le plus grand port céréalier d’Île-de-France.

Tiens, il y a un camping, faudra s’en rappeler pour les prochaines vacances ; on fait la course avec un petit bateau téléguidé, il fonce comme un vrai bolide !

Nous nous arrêtons au Club d’Evry , il y a de l’activité pour cause de triathlon d’envergure régionale (championnat de l’Essonne) ; normalement on aurait dû ramer au milieu des nageurs dans la Seine, mais cette épreuve a été reportée en piscine en raison de l’eau qualifiée d’impropre à la baignade. Le club d’Evry est une émanation du club de Corbeil, qui a permis d'ouvrir la pratique de l'aviron aux sportives qui n'étaient pas admises dans les autres clubs masculins. Il est aussi remarquable par son bar construit à partir d'un vestige de yolette accidentée.

Bon on va éviter la baignade aujourd’hui. Départ du ponton en bateau et encore quelques mètres pour franchir, enfin, l’écluse d’Evry.Ca y est, le rêve inaccessible et caressé tant de fois, passer cette écluse qui bride toutes nos envie d’évasion, le samedi, le dimanche et parfois le jeudi. On en profite bien, on la regarde sous toutes ses coutures, pour une fois que l’on voit l’envers du décor.

C’est grand : 124 mètres, large : 16 mètres et il faut se tenir éloigné à 0.50m des bajoyers ! Cette écluse ne peut pas rivaliser avec celle du Coudray et fait d’ailleurs l’objet d’une rénovation.

L’écluse passée (et remis de nos émotions), direction le Club de Soisy (CNS), qui nous a préparé un magnifique buffet. Avant de se mettre à table, nous prenons l’apéritif bien sûr et dégustons les raisins de la production locale. Le club gagne à être connu pour sa magnifique pelouse et ambiance garden party où nous avons apprécié la pause sous le soleil à sa juste valeur. Et aussi une aventure sportive à suivre : la course  Rame Guyane 2014, traversée de l'Atlantique "ouverte à tous" sachez-le - qui s'élancera le 18 octobre à partir de Dakar. Y participent 2 rameuses et 15 rameurs, dont un sportif de Soisy. A suivre absolument...

14 heures, il faudra remettre la sieste à plus tard, c’est l’heure de partir car nous avons un timing à respecter, le club de Ris nous attend.

Quelques kilomètres à parcourir et nous amarrons sur le ponton du club de Ris (USRO), le club est un peu éloigné de la Seine. La particularité de ce club est sa jeunesse, puisqu'il n'avait pas suffisamment de quinquas pour former une yolette ! Un bel accueil avec des digestifs ou du jus d’orange pour les plus raisonnables dans des locaux flambants neufs remarqués entre autres pour la qualité des sanitaires.

Une fois désaltérés et reposés, il faut songer à rejoindre le club le plus en aval de l’Essonne, le beau, l’authentique, le bien connu (de nous) : la SNHS. C’est la dernière étape de notre raid. Nous repartons très motivés.

Ici, cela commence à être moins bucolique et calme, il y a de l’activité entre une régate de voile, les bateaux à moteur et les scooters « de mer » qui pétaradent. Il faut toute l’agilité des barreurs pour éviter les collisions. La navigation devient pénible car ces engins créent des vagues et ruinent littéralement notre bassin de navigation ; nous étions prêts à ramer jusqu’à Ablon mais ces conditions nous découragent.

Kilomètre 25, on va plutôt rentrer et se désaltérer ; Valérie, Virginie, François et Patrick accueillent les rameurs pour la présentation et visite du club.

C’est royal, on rentre directement nos bateaux, c’est la première randonnée (hors location de coulisses) qui ne nécessite pas de démonter et transporter les bateaux.

Les équipages étaient d'humeur joyeuse, attentifs aux traversées d'écluses qui requièrent le port des gilets, studieux à l'écoute d'un sport centenaire, faisant honneur à fond la forme à nos bateaux, et enfin ensoleillés par le bel après-midi de ce début d'automne. 

Nous nous sommes dit que nous devrions, à l’avenir, faire plus d’échange inter club afin de proposer des places libres pour compléter des bateaux de randonnées. A suivre donc !

Bravo et merci aux organisateurs.      

les photos sur le site du CDA et celle de la SNHS                                                      Valérie Corbel

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