La Randonnée des Nénuphars, dimanche 20 mai 2012

P1170086Pour la première fois, la SNHS a participé à la randonnée des Nénuphars.
Cette manifestation est organisée par le club d’aviron de Saint Omer (62) et se déroule dans le marais Audomarois, réserve naturelle avec sa flore très variée et protégée, ses oiseaux, serpents, insectes… et aussi ses cultures de choux fleur et endives .

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22 km de cours d’eau étroits et sinueux et de rivières plus larges comme L’Aa (bien connu des mots croisés) qui traversent Houlle, Serques, Tilques, Salperwick et Saint Omer.

En compagnie de la belle Elsa (yole 1920), 4 rameuses  et 3 rameurs de la SNHS  ont pris la route le samedi vers 15H30 à 7 dans la voiture de Yoyo, en se faisant assez peu d'illusion sur la météo du lendemain... (annonces de pluies éparses et peut être aussi d'orages !!!) , objectif Houlle (à côté de Moulle), lieu de départ de la randonnée.

Après un voyage de moins de 3 heures, nous sommes accueillis très chaleureusement par Chantal et les organisateurs du club de St Omer.
Le temps de débarquer la yole Elsa aidés d’emblée par  nos hôtes, et voilà que nous reprenons la route pour un petit circuit touristique dans les environs de Saint Omer.

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Yoyo avait repéré un ascenseur à bateaux à visiter !  Direction de la ville d’Arque (comme le cristal du même  nom) avec la visite de l'ascenceur des « Fontinettes » qui fut construit en 1887 pour remplacer une série de 5 écluses. Il fonctionna jusqu’en 1967 à la manière d’une balance hydraulique. Ensuite, il fut remplacé par une nouvelle écluse avec un dénivellé de près de 13 mètres.

 SaintOmer Quelques photos…puis, nous filons à Saint Omer. Après un tour de sa magnifique cathédrale... 

et quelques « Barraques à Frites » typiques , nous avons trouvé une brasserie artisanale, encore fonctionnelle, pour y gouter quelques bières spéciales et les moules au Maroilles, frites et autres "flammekueche".
Que du local et du léger !

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Ensuite, direction l’hôtel du Golf situé près d’Acquin Wesbécourt (17km du lieu de départ de la randonnée), sous la pluie, prévisions confirmées !  Bien entendu aucun des 7 n’a vu le panneau indiquant l’hôtel et le golf, et nous voici partis pour un jeu de piste dans la campagne. Un pilote qui ne peut pas tout voir (la nuit et la pluie ne favorisant pas la visibilité des panneaux ), un co-pilote Lolo et ses GPS sophistiqués HS par manque de réseau, Stéphane qui essaie péniblement de rentrer les latitudes et longitudes de l’hôtel sur son portable, nous ne réussissons pas à localiser l’hôtel et nous visitons les villages ! Enfin, un peu de réseau pour téléphoner et tout se termine par une bonne nuit de repos bien douillette et au sec.

Certains randonneurs ont dû dormir sous la tente faute de places en hôtel.

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Le lendemain matin, le temps est frisquet et brumeux mais pas une goutte de pluie.
Direction le village de Houlle pour retrouver les nombreux randonneurs qui sont déjà prêts dès 8H30 pour en découdre avec les canaux du Marais Audomarois.

 55 bateaux venus des environs mais aussi de Melun, Orléans, Lille, Cologne et Gent.

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Un petit déjeuner est aimablement proposé par les organisateurs à tous les invités avec le Maroilles naturellement à volonté pour les plus téméraires...

 

Isabelle et Claudine sont en double canoë prêté par le club qui nous invite.
Carole et Stéphane rament en yolette avec le club de Reims (bonne pioche, ils ont du champagne au fond du bateau).

Valérie, Laurent et Lionel sont dans la seule yole "Patrimoine" inscrite à cette randonnée.  

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Vers 10h00 tous les bateaux sont sur l’eau, ainsi que les bacôves et les escutes qui transportent les accompagnateurs, la balade de 22 km peut commencer.

Enfin « balade » ! Certains équipages de yolettes ne connaissent pas ce mot.

A plusieurs reprises, les 2 filles en double canoë ont joué, bien malgré elles, avec la berge, bien que les méandres ne se prêtent pas au dépassement.
Heureusement pour les équipages et le matériel, certaines tentatives d’accélérations pour doubler sur des bouts plus droits et larges mais trop courts se soldent souvent par un échec.
Le parcours est très bien fléché car il serait facile de se perdre dans ce dédale de canaux du marais.

 

La yole suscite des commentaires élogieux, l’équipage n’est pas peu fier, d’autant que Yoyo et Lolo se sont habillés en mariniers et Lolo s’est coiffé de son canotier. Valérie comprend pourquoi ils sortent Elsa : « un piège à filles… » et puis sur ce parcours, ils ne peuvent pas se faire remarquer par la vitesse en raison de l’encombrement et de l’étroitesse des wateringues. L’équipage est photographié, on se croirait au festival de Cannes avec le soleil en moins!

Les barreurs (euses) doivent être vigilants, les yolettes ont parfois besoin de manœuvrer pour négocier les virages à angle droit. On passe sous de nombreux petits ponts qui nécessitent de rentrer les avirons.
Et c’est ainsi qu’à l’avant dernier pont, notre équipage fille en double canoë a goûté avec les mains babord à la fraîcheur de l’eau, la pelle de Claudine s’étant coincée dans les arceaux du petit pont de bois. Mais, c’était sans compter sur le calme de  l’équipage qui a su gérer fort bien la situation et qui n’a pas chaviré.
Pendant ce temps, Valérie dans la yole s’émerveille à chaque nénuphar, Carole et Stéphane dégustent le champagne avec les Rémois.


 Tout au long du parcours, nous longeons de nombreuses habitations pittoresques, aux couleurs vives et joliment décorées.
Nous croisons hérons, poules d’eau, canards, vaches,… une faune diverse, une flore tout autant, paysage naturel et sauvage.
C’est calme et bucolique.

Après 3 heures de rame, nous voici revenu au point de départ.

Groupe1 Hélas, les rameurs de la SNHS répartis en 3 équipages ont navigué en solo, car ils   n’ont pas pu se revoir sur le parcours trop tortueux. De plus, la yole a fait quelques arrêts photos pour traquer les quelques fleurs de nénuphars ouvertes.

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(d'ailleurs, elle traînera des feuilles coincées dans la barre pendant plusieurs km ! )

 

Un repas bien mérité nous attend, mais avant nous rangeons le matériel. Des récompenses sont décernées aux clubs inscrits en plus grand nombre et ayant parcouru le plus grand nombre de kilomètres pour venir à la randonnée tels les clubs de Cologne et de Gent.

Après avoir remercié nos hôtes, nous reprenons la route pour Draveil, certains se tiennent éveillés et fredonnent les chansons de la radio, d’autres sont en contemplation…. Nous retrouvons le soleil en arrivant sur Paris.
Les 7 rameurs sont contents de cette sortie et invitent à y participer, tant elle mérite le détour et change des  randonnées habituelles.

Peut-être, verrez-vous alors les nénuphars en fleur !

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Les participants.

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